Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Fins connaisseurs de la capitale italienne, découvrez Rome comme vous ne l’avez jamais vue, à travers des œuvres d’art et des monuments, un peu moins connus, mais tout aussi fascinants !

Oui bien sûr, vous avez déjà visité le Colisée, vu et revu la Basilique Saint-Jean-de-Latran, la Pietà de Michel-Ange et le Panthéon. Vous connaissez par cœur la Chapelle Sixtine et vous avez jeté toute votre petite monnaie dans la fontaine de Trevi. Mais si vous pensiez avoir fait le tour de la ville Éternelle, détrompez-vous ! Voici les lieux et les œuvres, moins connues, mais qu’il vous faut absolument avoir vu pour prétendre être un expert de la capitale italienne :

 

Le jugement dernier de Pietro Cavallini

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Nous ne saurons jamais qui de Pietro Cavallini (1240-1330) ou de Giotto, fut l’auteur des Histoires de Saint François dans la Basilique d’Assise. Néanmoins, le Jugement Dernier (1293) – qui se trouve dans l’église Sainte-Cécile-du-Trastevere – est attribué, sans conteste, à Pietro Cavallini. Un chef-d’œuvre que l’on peut admirer qu’à partir du chœur de l’Église.

 

Le Portique d’Octavie

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Le monument et les vestiges antiques de ce portique (qui date de l’époque d’Auguste) se fondent dans le décor. Nous nous trouvons dans ce qui fut, autrefois, le Ghetto juif. A l’époque, l’espace, situé devant le monument, était utilisé pour le marché du poisson. Aujourd’hui, c’est un lieu agréable piétonnier et où l’on reste volontiers, le soir, entre amis.

 

Extase de la bienheureuse Ludovica Albertoni de Bernini

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

L‘Extase de la bienheureuse Ludovica Albertoni (1674) est une des œuvres les plus scénographiques du Bernini (1598-1680). Deux murs inclinés, un fond obscur, une fenêtre cachée (pour attirer le regard sur la sculpture uniquement) et l’artiste parvient à mettre en scène une statue en mouvement – presque vivante ! On ne se lasse de l’admirer dans l’Eglise de San Francesco à Ripa.

 

l’église du jubilé Dio Padre Misericordioso (Dieu notre père miséricordieux), de Richard Meier

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Sir Richard Meier n’est pas seulement l’architecte du Musée controversé « l’Ara Pacis » (ou Museo dell’Ara Pacis en italien) qui abrite l’autel de la Paix d’Auguste. On lui doit aussi la magnifique église Dio Padre Misericordioso, construite avec le jubilé de 2000 dans le quartier de Tor Tre Teste. La structure évoque les voiles d’un bateau qui “conducono verso un mondo nuovo” (conduisent vers un monde nouveau).

 

 La chapelle Carafa de Filippino Lippi

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Santa Maria sopra Minerva est une église qui, comme de nombreuses églises à Rome, a été construite sur les vestiges de temples païens. Elle renferme la tombe de la Sainte Catherine de Sienne ainsi qu’une splendide chapelle : la Chapelle Carafa dont les fresques sont l’œuvre du maître Filippino Lippi (1488-1493). Un chef-d’œuvre qui date de la fin de la Renaissance.

 

La Fontaine des tortues de Della Porta et Bernini

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Parmi les nombreuses fontaines de la capitale italienne, on oublie souvent celle qui se trouve sur la place Mattei. Peut-être est-ce dû à son emplacement moins accessible… Et pourtant, ce petit bijoux a été dessiné par Giacomo della Porta (1532-1602) et réalisé par le sculpteur Taddeo Landini (1561-1596). Les tortues – qui donnent leur nom à l’œuvre – ont été ajoutées lors de la rénovation en 1658. Elles sont signées Bernini !

 

La façade de L’église Santa Barbara dei Librai

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Outre la beauté de l’église, c’est surtout son emplacement qui fascine en même temps qu’il étonne. Située sur une toute petite place, la façade de Santa Barbara dei Librai s’impose de toute sa grandeur et sa magnificence. Pourtant, l’endroit est resté très simple avec, tout près, sur la rue Giubbonari, des artisans et de vieilles bibliothèques tout à fait authentiques.

 

Le Saint Michel de Guido Reni

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Située sur l’élégante Via Veneto, l’église de Santa Maria della Concezione dei Capuccini a été fait construire par la famille Barberini au XVII siècle. Un monument remarquable qui renferme un trésor plus précieux encore : l‘Archange Saint Michel qui chasse Lucifer de Guido Reni (1575-1642).

 

Le street art du Pigneto

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Quartier bohémien, adoré des jeunes artistes, le Pigneto devient, peu à peu, l’endroit le plus « cool » et le plus « tendance » de la ville. Au détour d’une ruelle, il n’est pas difficile de découvrir les nouvelles œuvres du street art romain, des installations, des graffiti… Nota bene : n’hésitez pas à tester les restaurants du quartier comme le restaurant Pigneto 41 où l’on sert une cuisine romaine revisitée.

 

Le Palazzetto Bianco sur la via San Fabiano

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Œuvre contemporaine, le Palazzetto Bianco a été conçu par Paola Rossi et Massimo Faigioli. Son design très avant-gardiste et épuré crée une rupture entre l’horizontalité des terrasses aux quatre étages et la verticalité de la façade opposée.

 

La Fontaines des Amphores au Testaccio

Rome et ses secrets : 12 œuvres méconnues dans la capitale italienne

Œuvre de Pietro Lombardi (1894-1961), cette fontaine est entièrement dédiée au Rione Testaccio – c’est-à-dire le « quartier » dans lequel elle se trouve. Le nom « Testaccio » vient, d’ailleurs, des montagnes d’amphores – fabriquées en terre cuite – (“testae“), qui s’étaient cassées et avaient été accumulées depuis l’Antiquité. Créée en 1927, cette œuvre était très innovante à l’époque, puisqu’elle alliait l’artistique à l’utilité publique (les Romains pouvaient utiliser l’eau de la fontaine).

 

L’Arco degli Acetari

Arco degli Acetari

Tout près de Campo de Fiori, sur la via del Pellegrino, se trouve l’Arco degli Acetari, un passage recouvert qui mène jusqu’à une petite cour. Celle-ci est entourée par des maisons médiévales et typiques avec des escaliers extérieurs. Ce petit coin caché est peu connu dans la ville. Certains prétendent qu’il s’y vendait de l’«eau acetosa», réputée pour ses vertus curatives.

 

Bien sûr, cette liste d’œuvres n’est pas exhaustive et, parfois, c’est tout simplement l’art de vivre italien qui fait tout le charme d’un séjour dans la capitale. Néanmoins, la découverte de monuments peu connus est toujours une surprise agréable qui sort un peu de l’ordinaire et des itinéraires touristiques déjà vus et sur-peuplés. Alors bonne visite et buon viaggio !

 

Crédits : Flickr (Frank Stahlberg, Zio Paolino, Jensens), Getty Images

Share on Facebook0Share on Google+0Pin on Pinterest15Tweet about this on Twitter0Email this to someone
avatar

L'Italie est la terre de mes grands-parents, celle où vit encore une bonne partie de ma famille et où je passe toutes mes vacances. Sa culture et ses traditions me sont chères et c'est toujours avec grand plaisir que je partage mes découvertes et coups de cœur italiens sur Gusto !